Pourquoi et comment réaliser son compost ?

Avez-vous déjà entendu la célèbre phrase d’Antoine Laurent de Lavoisier : “Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme” ? A elle seule, elle résume l’action du compostage.

Le compostage est un processus de transformation aérobique qui permet d’optimiser vos déchets organiques (déchets verts, bois, déchets de cuisine) en une ressource saine et fertile via l’action de micro-organismes et de petits animaux. Le compost obtenu est alors un amendement organique naturel que vous pouvez directement utiliser au jardin.

A travers cette page, nous allons voir qu’il existe plusieurs types de compost en fonction de vos objectifs, des matières à votre disposition mais également du temps que vous êtes prêt à y consacrer.

Qu'est-ce que le compost ?

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C’est un excellent fertilisant issu de la décomposition de déchets organiques. Processus entièrement naturel, le compost permet alors de nourrir vos plantes, les rendres plus saines, plus résistantes aux maladies et renforce l’aptitude de votre sol à retenir l’eau et les nutriments indispensables.  A l’instar de la cuisine, plusieurs recettes existent en fonction de vos objectifs et des besoins de saisonnalité.

Différents processus de compostage :

Comme nous l’évoquions plus haut, plusieurs types de compost existent, chacun ayant son processus spécifique  :

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Compostage a froid

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Lombricompost

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Compost thermophile

Où faire son compost ?

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L’emplacement d’un compost est une des clés de la réussite. Choisissez en premier lieu un emplacement qui vous évitera de longues marches quand vous viendrez y déposer des déchets, le positionner à l’ombre est également un impératif.

En effet, le compostage étant rendu possible grâce à l’action aérobique de micro-organismes, une température stable est indispensable à un bon compostage. Une exposition en plein soleil ayant pour effet d’élever la température générale du compost, un emplacement ensoleillé est donc à éviter car néfaste et contre-productif.

Laisser la base de votre composteur au contact de la terre est également un point important. Cette surface de contact favorise le déplacement des micro-organismes et petits animaux (trajet terre – compost / compost – terre) et permet également une bonne aération de l’ensemble.

Evitez donc toute surface en dur (béton, dalles..) qui aurait pour effet premièrement d’empêcher ces déplacements mais également d’être source de réaction en anaérobie. L’eau et le jus ruisselants se retrouvent alors piégés entre le compost et le sol, expulsant l’air nécessaire à la transformation et favorisant ainsi le développement de bactéries anaérobies (qui n’ont pas besoin d’oxygène tel que les champignons), ce qui engendre l’apparition d’agents pathogènes, favorise le dégagement de gaz et engendre donc des odeurs désagréables.

Facteurs à surveiller :

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L’aération : Vous l’aurez certainement compris mais l’oxygénation de votre compost est primordiale. On estime ainsi que l’air doit occuper au moins 50% du volume du tas. Aérer son compost peut donc s’avérer être une étape indispensable pour un résultat optimal. En fonction de la technique choisie, ce nombre d’aération varie.

L’humidité : Il est important de contrôler l’humidité. Précédemment nous vous avons indiqué qu’un excès d’eau était néfaste pour l’ensemble de la réaction. A contrario, un manque d’eau peut également être une problématique. Si le compost est trop sec et que l’apport de déchets humides est insuffisant, les bactéries meurent et seuls les champignons persistent (passage d’un milieu d’aérobie en anaérobie). Vérifiez donc l’humidité de votre compost et n’hésitez pas à l’arroser au cas où celui-ci se déssècherait.

Comment savoir si mon compost est prêt ?

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En fonction de votre recette (Rapport Azote / Carbon) mais également de votre type de compostage. En compostage “classique” cela peut varier entre 9 à 12 mois, à contrario un compost thermophile peut être prêt en 21 jours.

Lorsque les micro-organismes ont finis le compostage des éléments, le résultat obtenu doit s’effriter facilement et sentir la terre forestière, l’humus.